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Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte 68ème Edition de la Course du SouvenirCoup de gueule...Un goût amer
La course du Souvenir édition 2005, restera pour certain, comme un succès populaire et pour d'autres un succès sportif. En revanche pour une minorité, il sera marqué par un manque d'organisation des plus flagrant, manquement qui aurait pu dégénérer sur des accidents graves. A priori nous confondons, bien souvent, liesse populaire et carnaval. A quand des évènements sportifs organisés ou la sécurité des sportifs et l'équité serait au cœur même du dispositif. Très bientôt je l'espère car il serait inconscient voir dangereux de poursuivre sur la voie qui consiste à faire confiance uniquement au comportement civique des citoyens. L'organisation d'une épreuve de masse sur la voie publique ne se prépare pas en quelques semaines, les aspects de sécurité ne doivent pas être éludés mais traité en partenariat, une organisation de ce type doit être collégiale et pérenne et non confiée à la bonne volonté des uns et des autres.
Une organisation passoire
Dimanche 18 décembre, seul deux motards de la police nationale étaient présents sur le parcours de la Trace, scène de la 68ème édition de la Course du Souvenir. Le départ de l'épreuve féminine initialement prévue à 7h00 était repoussé par l'organisation à 7h30, soit à la même heure que l'épreuve masculine qui débutait à Saint-Pierre quelques kilomètres plus loin. Selon le tableau de marche établit par les organisateurs, la jonction entre hommes et femmes si elle devait se faire, devait l'être à la dernière étape. En théorie, tout aurait pu bien se passer si les facteurs humain et sportif avait été pris en considération de façon plus conséquente. A savoir que dans une course à étapes, de sucroit sur un terrain sinon difficile mais vallonné, les défaillances peuvent être spectaculaire, au lieu-dit la ‘'propreté'' nous en avons eu exemple spectaculaire, La Mairie Sportive en tête de l'épreuve avec près d'une minute d'avance sur son rival Péléen s'est fait ‘'proprement'' déposé, son jeune relayeur s'étant littéralement liquéfié, pétrifié par l'évènement.
La parité, rêve tropicale...
La dernière équipe féminine en course le Golden Star, à été rejointe par le cinquième relayeur péléen après la côte de "deux choux" et là nous avons eu l'occasion d'assister à un spectacle hallucinant. Un cauchemar. Une horde sauvage, une nuée de motards, dans un vacarme étourdissant de vrombissements et de klaxon avec à leur tête un motard de la police national ouvrant course masculine, sans aucun regards ou quelconque attention pour la malheureuse qui avait eu "le toupet de traînasser en chemin puisque "les petits clubs" n'ont rien à faire là . Au milieu de cet essaim(photos et videos sont là pour preuves, plaque d'immatriculation visible), qui l'entourait, manquant à mainte reprise de se faire percuter par des pseudos supportes fanatiques, des reporters motorisés ou tout simplement par des automobilistes énervés et pressés. Dieu merci, le pire à pu être évité, la troisième relayeuse du Golden Star gardera un ‘'Souvenir'' de cette édition, qui se voulait une étape historique dans le combat de la parité homme/femme. Mais en Martinique le chemin est encore long, très long, trop long. Dimanche 18 décembre, un pas de plus a été franchi dans le mauvais sens. La bonne volonté ne suffit pas, pour mettre en place des évènements ou l'intégrité physique des personnes est en jeu. Ce dimanche de fête aurait pu se terminer en tragédie, du fait de l'incivisme des uns et de la crédulité des autres.
Dimanche 18 Décembre 2005
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